Jo Stafford ft Harold Mooney & His Orchestra - Autumn Leaves (Capitol Records 1950)

Un des premiers enregistrements de Autumn leaves aux États-Unis

Jo Stafford - Medley of Golden Hits

D'autres enregistrements d'époque pour la télévision de Jo Stafford

Extrait du livre Le souffle de la liberté, Nicolas Beniès

Quand les "feuilles mortes" traversent l'Atlantique

Le souffle de la liberté, p. 113-114

Il faudra à ces feuilles mortes « qui se ramassent à la pelle », traverser l’Atlantique pour se transformer en Autumn leaves, en feuilles d’automne «rouge et or qui ripent à ma fenêtre» par la grâce d’un autre poète, Johnny Mercer. Oublié le prologue, Mercer se centre sur le refrain – 8 mesures – comme le font tous les jazzmen qui prennent souvent le chorus pour cible de leurs improvisations/pérégrinations. Il sait qu’ainsi, il rendra la chanson populaire, acceptée par le plus grand nombre. Sans rien qui lui fasse perdre de sa force. Les mots forgés par Mercer, lui-même chanteur, se lovent dans la musique, se lisent dans les notes. La chanson naît. Oublié le pas de deux, désormais le public peut se retrouver dans ce refrain.

La chanson devient un succès en 1950, chantée par Jo Stafford, une grande vedette de ce temps. Une chanson qui revient en France, allégée, et devient une chanson fétiche. Yves Montand la mettra à son tour de chant ainsi transformée. Elle fait totale- ment partie du répertoire, des standards. À un point tel que la chanteuse Dee Dee – Denise – Bridgewater, Américaine devenue Française, a longtemps cru que c’était Jacques Prévert qui avait «traduit» Johnny Mercer...