Charlie and his Orchestra - Let's go bombing (propaganda swing)

Let's go bombing,
oh, let's go bombing,
like United Nations airmen do,
In the night where peaceful citizens are sleeping,
far from any AA gunfire we are keeping.

Let's go shelling,
where the dwellings,
let's shell churches, women, children too,
let us go to it,
let's do it,
let's bomb neutrals too.
Let's go bombing,
it's becoming
quite a thing to do.

Let's go shelling,
where the dwellings,
let's shell churches, women, children too,
let us go to it,
oh, let's do it,
let's bomb neutrals too,
Let's go bombing,
it's becoming
quite a thing to do.

Extrait du livre Le souffle de la liberté, Nicolas Beniès

«Charlie et son orchestre», le jazz en Allemagne pendant le nazisme

Le souffle de la liberté, p. 94

« Le jazz interdit par le nazisme » est une idée toute faite qui ne résiste pas à l’analyse. Le jazz est toléré. Joseph Goebbels a l’idée d’engager un orchestre de jazz pour sa propagande vers la Grande-Bretagne. Ce sera Charlie and his orchestra88 connu auparavant comme le Templin Band. Lutz Templin sera le chef d’orchestre, Fritz Brocksieper le batteur (né le 24 août 1912 à Istanbul, mort le 17 janvier 1990), Karl Schwedler (Charlie), le chanteur (13 août 1902 – 20 juin 1970), Kurt Abraham, clarinettiste et Willy Berkin (22 juin 1910 – 21 mai 1979), tromboniste, constitueront cet orchestre.

Les émissions seront diffusées sur ondes courtes les mercredis et samedis à 9 heures du soir. Goebbels ira même jusqu’à faire éditer des 78 tours de cet orchestre. C’est la raison pour laquelle des traces nous restent. Ils réaliseront plus de 90 enregistrements entre mars 1941 et février 1943. Les arrangements étaient de Templin et les paroles du Ministère de la Propagande. Des arrangements intelligents montrant la compétence du chef d’orchestre qui continuera sa carrière après la guerre.